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| 2-Le Lot source d'énergie |
| Les moulins
L’énergie hydraulique permet depuis
longtemps, plus que le vent, de soulager la peine des hommes
dans le quotidien de leurs travaux. Les eaux du Lot font se
mouvoir des moulins très variés dans leur taille,
leur équipement, leur finalité. Souvent cohabitent
sous le toit des plus grandes unités des dispositifs
à moudre, à battre (foulon), à scier
(la pierre,le bois). Certains sont minuscules comme celui
du Tournel (Lozère), d’autres considérables,
comme ceux d’Aiguillon.
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| Le moulin de Lustrac constitue un parfait exemple
du moulin-forteresse et de la digue-barrage depuis le XIIIe siècle.
Les bateaux devaient passer entre le moulin ancré en
pleine eau et le château du seigneur péager, qui
domine le site. Au XVIIe siècle, la première
canalisation du Lot entraînera la construction d’une
écluse entre moulin et château. |
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| Moulin en coupe, moulin en majesté
Plan
et coupe de 1786 de l’un des moulins d’Aiguillon
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Le moulin de l’extrême
amont
À quelques km de
la source du Lot, le moulin de Tournel (ci-dessus) et ses
20 m2 de superficie captent la force toute jeune de la
rivière. Quelques dizaines de mètres plus haut,
une digue de blocs de schiste (1), très simple, forme
un réservoir (2). L’eau est conduite au moulin
par un canal, ou bief (3). Ce type d’édifice
minuscule (4) a le plus souvent fonctionné jusqu’en
1914, voire 1945.
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Profil des digues
Profils des digues. Les
constructeurs ont sans trêve cherché à
stabiliser, renforcer le corps de l’ouvrage, jusqu’à
en faire un mur de pierres de belle taille immergé
dans l’eau.

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Le mécanisme de la roue horizontale
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Ce type de dispositif l’emporte
dans les moulins établis sur le Lot.
Venue de l’amont par le canal d’amenée
(1), l’eau pénètre dans la chambre
(2), frappe avec force les augets de bois fixés
sur la roue horizontale (3).
La rotation est transmise par l’axe
vertical (4) aux meules (5).
Un treuil (6), sommaire et ingénieux,
permet de lancer le mouvement |
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Moudre de la lumière
Sous la forteresse féodale qui le domine,
la centrale EDF de Luzech affirme sa puissance, née
de la rivière qui la nourrit. En 1951, époque
de sa construction, l’avenir de l’énergie
française se bâtit largement sur l’hydroélectricité.
Le profil du Lot et ses berges souvent escarpées sont
une providence pour la construction et l’aménagement
de grands réservoirs. Reprenant le principe de la dérivation
souterraine, la centrale capte l’eau à travers
la colline, sans entraver le Lot.

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